La Bourse de Paris en confiance, malgré le non au référendum italien

Malgré les résultats du référendum en Italie, la Bourse de Paris a résisté et a affiché une progression le lundi en mi-journée de +1,17% et a failli d’ailleurs frôler son niveau le plus haut jamais atteint en une année, rassurant les investisseurs malgré le non du vote italien et l’annonce de la démission du Premier ministre.

Aux environs de 12h 08, le CAC 40 passait de 52,97 points à 4.581,79 points, dans un volume d’échanges de 1,3 milliard d’euros. Vendredi, la Bourse de Paris avait clôturé en baisse de 0,70%.

Après une ouverture en recul, le titre de la bourse s’est aussitôt redressée jusqu’à atteindre son record de l’année.

« L’Italie passe par une période d’ambiguïté au niveau politique, certainement plus longue que prévue, mais les marchés veulent se concentrer sur les échéances à venir» remarquent dans un communiqué, les analystes de Barclays Bourse.

Matteo Renzi, le Président du conseil italien a déposer sa démission lundi après-midi après avoir vécu un échec cuisant au référendum, promettant une période de doute par manque de solutions claires.

« Les investisseurs vont également attendre les résultats de la réunion de politique monétaire de la BCE qui seront publiés jeudi », expliquent les spécialistes en stratégie Aurel BCG.

Dans une situation agitée au niveau politique, les investisseurs ne prenaient pas en compte les indicateurs du jour, comme le ralentissement de l’évolution de l’activité du domaine privé en France en novembre, d’après l’indice PMI du cabinet Markit.

En Angleterre, l’activité dans le secteur des services, une croissance non négligeable a été notée en novembre, conseillant que l’activité économique reste solide globalement en cette fin d’année nonobstant les incertitudes concernant le Brexit.

Dans la zone euro, les ventes en détail, ont connu une croissance au mois d’octobre. Quant aux valeurs, Amundi a bénéficié de la réunion exceptionnelle portant sur les discussions avec la banque italienne UniCredit pour l’achat de Pionner Investment.

Mais dans la journée, les valeurs bancaires ont vite fait de se redresser de façon légère après une ouverture en léger recul avec BNP Paribas qui gagnait 1,26% à 55,28 euros, Crédit Agricole récupérant de son côté 1,46% à 10,76 euros et Société Générale qui passait de 1,12% à 40,66 euros.

Diversifier ses investissements grâce aux CFD

Les CFD sont des contrats qui permettent d’investir sur divers types d’actifs sous-jacents par le biais d’un courtier. iFOREX permet par exemple d’acheter des CFD corrélés à des paires de monnaies, des indices boursiers ou encore des matières premières. L’intérêt de ce type de produits financiers réside dans leur grande souplesse. On peut en effet acheter un CFD pour un tarif adapté à son budget.

Prenons pour exemple le pétrole, dont le cours est soumis à des variations régulières et dont l’impact est macro-économique. Une annonce de l’OPEP augurant une augmentation de la valeur du Brent indique de potentiels gains pour une CFD à la hausse sur le cours du brut.

Une hausse des cours du pétrole ayant un effet dynamisant sur l’économie globale, on peut projeter une hausse des indices boursiers tels que le DAX ou le CAC40. Afin de protéger son capital et maximiser son potentiel de gain, il est alors stratégiquement bien avisé de diversifier ses positions en investissant sur 3 CFD (pétrole, DAX et CAC40), voire plus. En bourse il est généralement conseillé de composer son portefeuille avec une douzaine de titres. La baisse d’un ou deux titres est ainsi compensée par un investissement globalement équilibré. Cette approche est mathématiquement et empiriquement éprouvée. Dans le jargon de tous les jours, on parle de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ».

Cette technique est valable sur le marché boursier, mais est souvent limitée aux mouvements à la hausse, à moins que l’on ait accès à « la vente à découvert ». Avec les CFD, la liberté est totale, car on peut tout aussi bien investir à la hausse ou à la baisse. On peut ainsi profiter des mouvements pendulaires, comme ceux du pétrole par exemple. L’année 2015 fut plutôt baissière, et cela a profité à de nombreux investisseurs qui avaient anticipé cette tendance et investi en ce sens par le biais de CFD. Les CFD présentent également l’avantage d’être nettement plus accessibles que les produits financiers classiques. Leur coût est nettement plus bas et ne représente qu’une fraction de la valeur de l’actif sous-jacent. Les CFD sur des actions affranchissent aussi l’investisseur des impôts sur la plus-value.

Ces divers avantages en font un produit populaire particulièrement adapté à l’économie actuelle, où il devient difficile d’anticiper sur le long terme. Comme les CFD sont assujettis à l’effet de levier, les gains potentiels sont élevés pour les traders réactifs qui peuvent pleinement profiter des mouvements à court terme. L’effet de levier amplifie toutefois la part de risque. Il est donc important de bien maîtriser les marchés sur lesquels on intervient, et d’avoir recours à un courtier fiable qui offre des options de protection à sa clientèle. iFOREX, que nous citions plus haut, ou encore CMC Markets ou Instaforex sont autant d’enseignes par le biais desquelles il est possible d’investir en toute sécurité. Ces courtiers proposent des analyses et du matériel d’apprentissage pour se former sur les CFD. Dans tous les cas, comme le rappelle l’AMF, il est important de vérifier que la société de courtage bénéficie effectivement d’un agrément lui permettant d’exercer son activité en toute légalité.

Cours de l’or : Recul en Asie, nouveau acheteur en occidental

Face à des pays émergents qui délaissent l’or, le cours de ce métal précieux aurait pu s’en trouver bouleversé. Au contraire, le troisième trimestre 2016 sera sous le signe de la hausse. La position actuelle des investisseurs occidentaux permet d’obtenir une hausse du cours de 2,4%, ce qui est particulièrement encourageant pour l’avenir. Avec un tout nouveau marché, le futur de l’or s’écrit selon une toute autre histoire.

Un or trop cher pour les acheteurs asiatiques

Alors que la Chine et l’Inde étaient de gros demandeurs en matière d’or, les hausses successives du métal précieux ont changé la donne. Ces deux pays préfèrent se tourner vers d’autres propositions plus accessibles comme l’argent ou le cuivre.

Pour le marché de l’or, cette situation était source d’inquiétudes car la demande allait nettement baisser. La crainte d’une surproduction et d’une baisse fulgurante du cours de l’or a envahi un grand nombre de personnes. La hausse qui a été connue au mois d’août 2016, de l’ordre de 2,4% montre que l’or n’a pas dit son dernier mot. D’autres configurations lui permettent une fois de plus de voir son cours augmenter et de redonner espoir à des milliers d’investisseurs.

De nouveaux investisseurs occidentaux

Grâce à la banque centrale américaine qui une fois de plus a décidé de ne pas changer les taux d’intérêt actuellement en cours, les investisseurs dans les pays européennes et le reste de l’occident en ont profité pour acheter de l’or. Les prêts n’offrent dans cette situation aucun bénéfice donc l’or devient une façon plus intéressante de faire des gains. Cette décision va servir directement leur cause puisque l’or va augmenter de façon mécanique.

L’or papier est donc devenu plus important pour les investisseurs que l’or réel dont le prix à l’achat ne semble pas assez intéressant. Les ETF sont actuellement les meilleures opportunités à saisir pour profiter d’un cours qui ne cesse de monter. Situé à 1337 dollars l’once, les prévisions tablent sur une hausse au moins jusqu’à la fin du trimestre. Tous les investisseurs qui ont fait ce pari seront donc ravis de cette bonne estimation en engrangeant de beaux bénéfices.

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Les chiffres sur l’emploi américain apaisent la bourse de Paris

Suite à l’annonce concernant les chiffres encourageants de l’emploi américain, la place boursière parisienne a clôturé en hausse vendredi avec 1,77%, apaisant les investisseurs suite à la publication du rapport sur l’emploi américain qui a dévoilé des chiffres plus satisfaisants.

A cet effet, le CAC 40 a terminé en hausse avec 72,83 points à 4.190,68 points, dans une capacité d’échanges équilibrée de 3,2 milliards d’euros. Rappelons en passant que jeudi, le CAC avait gagné 0,80%, alors que la semaine il avait commencé en chute.

La Bourse de Paris avait entamé la semaine en régression, ensuite, elle s’est reprise pour dépasser le niveau des 4.200 points. Et la nette amélioration de l’emploi aux États-Unis a fortifié cette tendance.

« Ce sont les banques qui viennent consolider cette tendance depuis ce matin avec la récupération des banques italiennes qui avaient semé le trouble dans le secteur », indique Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Les banques italiennes et la Banque centrale ont publié plusieurs messages en vue de rassurer les marchés, ce qui a permis aux valeurs bancaires connaître une légère hausse.

D’après un membre de la Banque centrale européenne (BCE), cette amélioration est également due à un appui financier de l’État Également, le marché a réagi positivement au rapport publié par moi sur l’emploi américain dépassant les prévisions.

AccorHotels cède 85 hôtels à un nouveau franchisé, hâte sa mutation

Le groupe hôtelier AccorHotels hâte encore son évolution en vendant 85 enseignes européennes, pour 504 millions d’euros, à une nouvelle entreprise, qu’il fonde avec Eurazeo, et qui va devenir son premier franchisé.

Cette vente des bâtiments et des activités, qui arrive le jour où est finalisé l’alliance avec le chinois Huazhu, et plusieurs semaines après l’annonce de l’acquisition du canadien FRHI, participent au changement profond du groupe hôtelier, leader en Europe, et contrôlé par Sébastien Bazin depuis août 2013.

70% de part à Eurazeo et 30% de parts à AccorHotels

Cette entreprise appartiendra à 70% par Eurazeo et à 30% par AccorHotels, mais pourrait être «très vite raffermie avec l’arrivée d’un investisseur institutionnel supplémentaire», d’après les deux groupes qui ont publié dans des communiqués séparés. Elle sera constituée en partie par des collaborateurs d’AccorHotels.

L’opération demeure à l’acceptation des syndicats du personnel d’AccorHotels et devrait être mise au point avant la fin du premier semestre. Elle donnera donc la possibilité à l’hôtelier de donner les murs et les fonds de commerce à un investisseur externe.

Le but d’Eurazeo Patrimoine, branche d’Eurazeo spécialisée dans l’investissement immobilier et patrimonial, est «de donner vie à un acteur important de l’investissement hôtelier sur le marché européen».

Grâce à un hôtel Pullman 19 Novotel, 13 Mercure, et 52 ibis, ibis Budget et ibis Styles (soit 9.125 chambres), la structure hôtelière va devenir le premier franchisé d’AccorHotels. Les établissements vont bénéficier d’un programme de travaux de 100 millions d’euros sur trois ans. Ils garderont leurs marques et seront louées sous contrat de franchise.

AccorHotels vend les 85 fonds de commerce et les bâtiments de 28 hôtels dont était propriétaire à 146 millions d’euros.

«Stratégie de réorganisation»

Le nouvel investisseur rachète aussi les murs de 57 hôtels, à 358 millions d’euros, à la place d’AccorHotels. Ce sont les achats de mûrs de plusieurs dizaines d’établissements dans des grandes capitales européennes chez la Foncière des Régions, Axa IM-Real Asset, Invesco, comme l’a indiqué AccorHotels en octobre et novembre.

Air Liquide: un contrat important en Chine

Air Liquide a annoncé hier matin la signature d’un nouveau contrat concernant le projet d’un grand client chinois, Xinneng Energy Company, filiale de ENN Ecological Hol… sans fournir le montant de la transacxtion.

Directeur de la région Asie-Pacifique d’Air Liquide, François Venet parle d’un “projet majeur”.

Le leader français des gaz industriels et médicaux, qui est en train de devenir le leader des gaz industriels au monde devant l’allemand Linde en rachetant l’autre leader du domaine l’américain Airgas, indique que dans cette affaire, il déboursera plus de 60 millions d’euros pour la construction d’une usine de séparation des gaz de l’air (ASU) capable de produire 2.700 tonnes d’oxygène par jour.

La mise en service prévue au second trimestre 2018

Installée dans la ville d’Ordos, dans la région chinoise de Mongolie intérieure, l’usine sera bâtie par le département d’Ingénierie et construction d’Air Liquide, qui en gardera la propriété et se chargera de son exploitation, et devrait être mise en service au 2e trimestre 2018.

L’ASU va fournir de l’oxygène et de l’azote pour donner la possibilité au client de produire chaque année 200.000 tonnes d’hydrocarbures légers, “produits chimiques habituellement utilisés dans l’industrie de l’énergie.”

Le directeur général d’ENN Ecological Holdings Company, Zhao Yifeng, a indiqué : “après ce premier projet, nous comptons affermir notre collaboration avec Air Liquide dans un avenir immédiat”.

Il faut rappeler qu’Air Liquide exploite actuellement presque 90 unités de production en chine et emploie 4.500 personnes.

D’ailleurs, en 2014, dans la division Gaz & services qui représente 90% environ du CA du groupe, la zone Asie-Pacifique est de 25% de l’activité.

D’autre part, Air Liquide va présenter son CA et ses résultats 2015 le 16 février prochain.

Recul dans le secteur privé Allemand

La croissance de l’activité dans le secteur privé s’est ralentie en ce début d’année en Allemagne tout en se continuant à un rythme appuyé pour le 33e mois successif, l’Allemagne semblait essayer de surmonter les effets de la nette diminution des économies émergentes.

D’après les premiers résultats de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achat rendus publics vendredi, l’indice PMI composite « flash » s’est fixé à 54,5 en janvier alors que le mois passé il s’est arrêté à 55,5.

Cet indice, qui considère à la fois l’activité industrielle et celle des services est plus des deux tiers de l’économie allemande, reste bien au-delà du seuil de 50 distinguant croissance et contraction de l’activité.

Le premier indice pour le secteur manufacturier est sorti à 52,1 ce mois-ci alors qu’en décembre il s’était établi à 53,2 et 53,0 espéré par les économistes questionnés par Reuters. Sa constituante production a chuté à un plus bas depuis mai. Le PMI des services également reculé un peu plus que prévu, à 55,4 contre 56,0 le mois passé et 55,6 espéré par le consentement des économistes.

Reprise des Bourses européennes après le rebond des bourses asiatiques

Ce vendredi, les Bourses européennes confirmaient vendredi leur reprise de la veille, après le sursaut des places financières asiatiques dans le cadre des prix du pétrole et dans l’attente que les banques centrales viennent en renfort des marchés désorientés depuis que l’année a débuté.

Après avoir ouvert en hausse, les marchés actions européens apparaissaient obstinément dans le vert. Vers 08H30 GMT, Paris affichait une progression de 2,16%, Londres de 1,72%, Francfort de 1,76%, Milan de 1,31% et Madrid de 2,12%.

Après avoir plongé mercredi, suite à la chute des cours du pétrole et aux angoisses portant sur la diminution de la croissance mondiale, les Bourses européennes se sont retrouvées jeudi, convaincant Wall Street qui a fini en hausse de 0,74%.

Les propos de mario Draghi rassurent les marchés

« Un sursaut des prix du pétrole et des paroles apaisantes du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ont parfaitement contribué à la remontée des marchés boursiers hier, après leur débandade mercredi », selon Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

« Maintenant, il faut se poser la question de savoir si cette tendance va continuer ou c’est uniquement une accalmie qui augure une nouvelle baisse, poursuit-il La grande question est de savoir si cette tendance peut se poursuivre ou s’il s’agit seulement d’une légère reprise avant une nouvelle chute » a-t-il ajouté.

Le prix de l’or noir en rebond

Le sourire est réapparu jeudi avec des déclarations rassurantes de Mario Draghi. Il sera « indispensable de réexaminer et éventuellement revoir » la politique monétaire pendant la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, le 10 mars, a déclaré le dirigeant de la BCE, qui acquiert déjà 60 milliards d’euros d’actifs par mois pour la relance de l’inflation et le soutien de l’économie.

Au Japon, les investisseurs s’attendent aussi à un geste de la banque centrale (BoJ). D’après le journal économique Nikkei, celle-ci va discuter au cours de sa réunion des 28 et 29 janvier d’une incertaine expansion de son grand programme d’acquisition d’actifs.

La chute des prix du pétrole, le recul économique de la Chine et l’inaptitude des banques centrales à tranquilliser les marchés a participé au plongeon des Bourses pendant le mois de janvier atroce. Leur certain retour au premier plan fait plaisir donc évidemment les investisseurs.

Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris

Au cours de ce lundi, 28 décembre, les valeurs à la Bourse de Paris, seront en légère baisse dans les échanges diminués suite aux fêtes de fin d’année.

Dans le lot, ATOS fait partie des trois candidats pour l’acquisition de Dell de Perot Systems, entreprise de conseil créée par l’ex candidat à la présidentielle américaine Ross Perot, d’après une information fournie par des sources proches du dossier.

AREVA a fait l’annonce selon laquelle, elle a choisi jeudi l’offre de Mirion Technologies, avec comme actionnaire majoritaire le fonds Charterhouse, pour l’acquisition de sa filiale Canberra, œuvrant dans les instruments et mesures nucléaires, qu’il entend finaliser dès la fin 2016.

L’entreprise de Patrick Drahi ALTICE est entrée dans le marché du football portugais en rachetant, à travers sa filiale Portugal Telecom, les droits de retransmission comptant pour dix saisons des matches de championnat du FC Porto à domicile, élevés à 457,5 millions d’euros. Dans un texte publié dimanche matin, le club portugais indique que l’accord va être appliqué en 2018.

Du côté d’AIR France la CGT a lancé un appel à la grève du personnel le 28 janvier, jour où commence un nouveau comité central d’entreprise (CCE), pour demander surtout l’arrêt des licenciements et des poursuites judiciaires relatives à l’affaire de la « chemise arrachée ».

Le syndicat de pilotes Alter, utilise le même motif pour annoncer dimanche un préavis de grève du 10 au 13 janvier. Dimanche également, la filiale belge d’Engie, Electrabel a annoncé le redémarrage samedi, du réacteur nucléaire Tihange 1 après un arrêt datant du 18 décembre suite à un début d’incendie.

Trading haute fréquence : Sanctions de l’AMF contre Euronext et Virtu

L’Autorité des marchés financiers a infligé une sanction contre l’opérateur de la Bourse de Paris et l’entreprise spécialisée dans le trading à haute fréquence pour maniement de cours.

Un fait inédit

La sanction formulée, ce mardi matin, par la Commission des sanctions de l’AMF, à contre Euronext, l’entreprise de marché européenne, et de Virtu, un trader américain agissant spécialement dans le trading haute fréquence autrefois dénommé MTE (Madison Tyler Europe), est unique.

Cette sanction est exceptionnelle de par l’amende qui est très élevée. En vérité, Euronext doit payer 5 millions d’euros et Virtu, doit payer plus. Notamment quand le comité de l’AMF, qui gère les dossiers, n’a lui, demandé, début novembre, en audience publique, que 4 millions d’euros contre Euronext et 5 millions contre Virtu. Il est très rare aussi que la Commission des sanctions soit aussi sévère que le Comité lui-même, qui met, toujours, délibérément la barre assez haut.

Rarissime, ensuite, cette décision l’est, parce qu’elle est prescrite à un opérateur de marché Euronext, l’entreprise de bourse historique par celle-là même qui bénéficiait avant la segmentation des marchés en 2007 d’un avantage. Pour finir, c’est aussi une première dans ce domaine car c’est rare que le juge de l’AMF s’en prenne à un acteur du trading haute fréquence, ces traders qui, à travers des ordinateurs très puissants, passent plusieurs ordres en un temps record. Aussi, sur le délit reproché à Virtu, qui a manipulé le cours, c’est une infraction qui est quelquefois sanctionné car rarement difficile à prouver.

Du jamais vu

En fait, tout commence en 2009 quand Euronext est accusé de n’avoir pas respecté ses « obligations professionnelles », en « n’agissant pas avec impartialité, ni avec équité, dans le respect de la plénitude du marché ». Ces reproches sont relatifs à un avantage commercial qu’elle a donné à Virtu, arbitrairement.
Virtu est sanctionné pour avoir manœuvré les cours de 27 titres de l’indice CAC 40, entre le 21 juillet et le 2 septembre 2009, soit pendant 32 séances de bourse. MTE, acquit après par VIrtu, avait alors déployé une stratégie d’arbitrage qui permettait, grâce via un algorithme à profiter des écarts de prix entre les différentes plateformes issues du morcèlement des marchés.