Le drone tactique de Safran supplante celui de Thales

La Direction générale de l’armement (DGA) a préféré le drone tactique Patroller de Sagem (groupe Safran) par rapport à celui de Watchkeeper de Thales pour une somme près de 300 millions d’euros, selon des sources proches du dossier.

L’armée de terre française réceptionnera les 14 drones tactiques (deux systèmes de cinq appareils plus quatre pour l’entraînement) à partir de 2018, a-t-on précisé de mêmes sources, confirmant une information du Monde.

Aucun commentaire de la part des acteurs du dossier

C’est depuis 2015, que ces résultats concernant l’appel d’offres pour les drones qui doivent accompagner l’armée française lors de ses interventions au sol surtout en Afrique où Daech, avance.

Les drones tactiques, dédiés aux interventions au sol, sont capables de voler jusqu’à 15 heures à la suite à 3.000 mètres d’altitude, après avoir pris leur envol depuis n’importe quel endroit, ou être envoyés, et ne demandent que deux heures pour être lancés.

« Le drone Patroller a obtenu le contrat grâce à ses performances impressionnantes », d’après une source proche du dossier, mentionnant particulièrement la qualité de sa boule optronique.

Cet outil de détection complexe qui peut savoir à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions joue un grand rôle dans la chasse des combattants de Daech qui se faufilent dans la population.

Airbus n’a plus déposer son offre

Le Livre des commandes de la défense qui prévoit les besoins de l’armée pour 2014-2019 comptait, lui, sur une trentaine drones tactiques.

Ce contrat apporte un souffle au programme des drones Patroller de Sagem, qui prendront la place des Sperwer également conçus par le groupe.

Faisant face à l’urgence opérationnelle, la France aurait préféré se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, entériné il y a cinq ans et opter sans plus attendre pour le drone Watchkeeper concu par Thales dans les deux pays.

Mais la loi européenne sur les marchés publics de défense européenne a contraint Paris à préparer un appel d’offres, qui a duré 18 mois. Airbus Group, qui était aussi intéresse par ce marché, n’avait pas plus déposé de dossier dans les temps pour la dernière finale.

Christine Lagarde prête à briguer un second mandat à la tête du FMI

Pour le FMI, la France doit « impérativement » poursuive la réforme pour « libérer » ses énergies d’après Christine Lagarde.

Christine Lagarde a annoncé ce vendredi 22 janvier, qu’elle est candidate à sa candidature pour un second mandat à la tête du Fonds monétaire international (FMI), après avoir obtenu plusieurs soutiens importants. « Oui, je suis candidate pour un second mandat », affirmait-elle sur France 2, un jour après le démarrage du processus consistant à désigner le candidat par l’institution financière. « J’ai eu l’honneur de recevoir des soutiens quand la procédure a été ouverte », a-t-elle indiqué, citant notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Chine.

Les Etats-Unis donneront leur avis à la fin de la procédure

Quant aux États-Unis, le plus grand actionnaire du FMI, cette dernière avance qu’ils ont coutume de communiquer leur position quand le processus prend fin. Mais, plusieurs membres importants de l’administration du Président américain Barack Obama lui ont apporté leur soutien.

« Les propos du vice-président (Joe Biden) des États-Unis l’autre jour dans son intervention publique étaient extrêmement dithyrambique et quasiment encombrants et le secrétaire d’État au Trésor (Jack Lew) a déclaré qu’il espère continuer à travailler avec moi », a-t-elle indiqué. « Je pense qu’il n’est pas facile pour les États-Unis de faire beaucoup plus à ce stade », a lancé Christine Lagarde, qui vient de célébrer ses 60 ans.

Questionnée sur son renvoi le mois dernier devant la justice française pour sa « négligence » prétendue dans l’affaire de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie à propos de la vente d’Adidas par le Crédit Lyonnais, la française a indiqué avoir « agi dans l’intérêt de l’État, d’après à la loi ». « Dans cette affaire j’ai ma conscience. J’espère que la justice, à la fin d’une procédure, aussi longue et ardue qu’elle soit, en avouera », d’après l’affirmation de Christine Lagarde.

Réformes impératives

D’autre part, Christine Largarde a souligné que la France devait « impérativement » continuer ses réformes. La France a déjà entrepris des réformes mais « selon le FMI, il faut absolument qu’elle le fasse », a-t-elle confirmé vendredi depuis Davos.

Pétrole: l’Arabie Saoudite prête à aider

L’Arabie saoudite est d’accord pour une entente avec les autres pays producteurs de pétrole en vue de soutenir les cours du brut mais elle n’a pas imaginé cette proposition visant à réduire la production mondiale arguée par la Russie, d’après la chaîne Al Arabiya en mentionnant une source officielle saoudienne anonyme.

D’après le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, l’Arabie saoudite avait proposé de réduire la production du pétrole au niveau mondial de 5% ce qui a permis de soutenir les cours du brut au cours des deux derniers jours de la semaine. La source invoquée par Al Arabiya, indique que ce n’est pas l’Arabie saoudite qui a déterminé les termes de ce premier accord global entre les pays Opep et non membre de l’Opep.

L’Opep attendue au tournant

De nombreux états souffrent considérablement de la baisse des cours du pétrole et demandent de façon répétitive que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et les autres producteurs réagissent en soutenant les prix. C’est surtout le cas du Venezuela, qui désire l’organisation d’une réunion d’urgence de l’Opep et dont le ministre du Pétrole Eulogio Del Pino a commencé samedi une visite au Qatar, en Russie, en Iran et en Arabie saoudite.

Les effets de la baisse du pétrole sont importantes contraignant certains pays producteurs de diminuer la valeur de leur monnaie et le rouble russe est pratiquement arrivé à son plus bas niveau.

Taux d’intérêt, pétrole, euro… Ces indicateurs resteront-ils positifs en 2016?

En 2016, l’économie française doit normalement bénéficier de facteurs tangibles, comme la chute de l’euro. Mais le recul de la croissance des pays émergents et les obstacles rencontrés par les entreprises françaises rendent toujours problématique une reprise de la croissance.

Miné par une chute de l’euro, confronté à une baisse du cours du pétrole, et des taux d’intérêts faibles,… L’économie française devrait continuer à jouir l’année prochaine d’une suite de facteurs extérieurs significatifs. Une situation favorable à la reprise mais qui n’atteste pas à lui seul le retour d’une croissance consistante.

« Il y a eu en 2015 des vents très favorables et tout porte à croire que ça va se poursuivre en 2016 », juge Denis Ferrand, directeur général de COE Rexecode, qui considère que « l’alignement des planètes devrait se prolonger encore un certain temps ». Il s’agit d’une allégorie habituellement utilisée par les économistes pour indiquer l’assemblage de trois facteurs avantageux: des taux d’intérêt bas, une monnaie faible et un prix de l’or noir modéré. « C’est une situation assez rare, qui donne la possibilité de booster l’activité. Si on n’avait pas eu ce scénario, la croissance serait sans doute restée nulle cette année », indique Mathieu Plane, de l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE).

L’euro sera bientôt échangé à 0,99 dollar

D’après le gouvernement, l’activité devrait évoluer d’au moins 1,1% cette année et de 1,5% l’an prochain. La Banque de France table quant à elle sur un bond de 1,4% en 2016, quand l’OFCE propose le chiffre de 1,8%. L’Insee enfin présentera jeudi ses prévisions pour le premier semestre 2016. Peu importe la fin de la croissance l’année prochaine, « elle sera en grande partie attachée aux facteurs exogènes », affirme Mathieu Plane, pour qui « on n’avait pas connu une conjoncture aussi favorable depuis 2008 ».

La dévalorisation de l’euro, qui a chuté de plus de 10% devant le dollar depuis janvier 2015, a ainsi fournie une vraie « bouffée d’oxygène » à l’économie française, en boostant ses exportations. « Il y a des raisons de penser que la monnaie va rester faible », d’après Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, pour qui « les voyants sont au vert ».

35 millions de compteurs communicants Linky vont être installés

Ce 1er décembre 2015, ERDF va entamer l’installation dans toutes les maisons françaises 35 millions de compteurs Linky. Un grand chantier qui va durer six ans. Ces boîtiers téléopérables sont conçu pour EDF dans six entreprises parmi lesquelles, ITRON une entreprise américaine installée à Chasseneuil-du-Poitou.
Ce sont pratiquement 40.000 compteurs électriques communicants qui vont être installés tous les jours.

Bientôt la fin des passages du technicien qui doit relever les compteurs: la consommation sera mesurée simultanément et transmise tous les jours au fournisseur d’électricité, en vue de facturer de façon précise la consommation. La précision de la facturation sera meilleure que celle reposant sur les estimations. Et le consommateur n’enregistrera aucun cout supplémentaire.

Ces compteurs de dernière génération pourront être commandés à distance comme l’activation ou la modification de la puissance.

Le compteur Linky obligatoire

Après avoir été expérimenté au niveau général à Lyon et en Indre-et-Loire, une première série de trois millions d’appareils sera mise en place dès décembre 2016, avant le lancement d’un autre dispositif pour le gaz, Gazpar, par GRDF.

« Nous irons jusqu’à la pose de huit millions de compteurs par an, soit 40.000 compteurs par jour », indique Bernard Lassus, directeur du programme Linky chez ERDF, une filiale d’EDF.

Il est impossible d’y échapper, car il est obligatoire d’installer ces nouveaux compteurs et mettre de côté les vieux boitiers. Bref cette installation est obligatoire indique le gestionnaire, qui inaugure avec Linky la pose des futurs réseaux électriques intelligents (« smart grids »), qui peuvent intégrer la production discontinue provenant des énergies renouvelables.

Pour communiquer, Linky divulgue un signal codé sur le circuit électrique vers un concentrateur, chargé de relayé à travers le réseau de téléphonie GPRS à ERDF, qui fournit l’index aux fournisseurs.

Des économies évaluées à 1%

Il sera aussi possible au client de suivre sa consommation au quotidien sur un site internet sécurisé ; un argument mis en avant pour vanter Linky: il encouragerait à davantage de modération, avec comme avantage une facture moindre.

Ubisoft est terrorisé par ses propres stratégies

Déjà en 2004, Ubisoft, la société française d’édition de jeu a subi la terreur en cédant 20% de son capital à Electronic Arts qui devenait le premier actionnaire. Par la suite, la Famille Guillemot, fondatrice et propriétaire d’Ubisoft était menacée par une éventuelle OPA hostile d’Electronic Arts. Heureusement, l’américain a désisté en lui revendant 15% de ses parts. N’ayant pas retenu la leçon, Ubisoft a cédé tout récemment une part de son capital à Vivendi.

Les perspectives de Vivendi par rapport à Ubisoft

téléchargement (3)Pas plus tard que ce mois d’octobre dernier, Vincent Bolloré, PDG de Vivendi, une multinationale française spécialisée dans la communication et le divertissement, a fait son entrée dans le capital d’Ubisoft. Pour ce faire, il a acquis 6,6% du capital pour 140 millions d’Euros.

Dans son projet, Vincent Bolloré veut devenir premier actionnaire d’Ubisoft. En mettant la pression sur la Famille Guillemot, il a annoncé dans un communiqué qu’il viendra bientôt augmenter sa participation lui permettant d’être représenté au conseil d’administration d’Ubisoft.

Dans un autre communiqué, la multinationale française Vivendi d’indiquer qu’elle prévoit de continuer à investir dans Ubisoft en fonction des conditions de marché et que le projet de prise de contrôle d’Ubisoft et Gameloft va se concrétiser, probablement dans les six mois qui viennent.

A noter que juste l’augmentation de sa participation à 10,39% permet à Viventi de prendre le contrôle.

Le système de défenses proposé à Ubisoft

Malgré les erreurs de stratégie répétitives, Ubisoft déclare toujours de vouloir rester un groupe indépendant. Pour se protéger, il a intérêt à adopter un statut de commandite par actions ayant une structure juridique anti-OPA (Offre publique d’Achat). A ce titre, la Famille Guillemot pourrait garder la gestion des affaires d’Ubisoft quel que soit le volume de capital gardé en son pouvoir. Elle joue le rôle de commandités et demeure responsable des dettes sur ses biens propres. Vivendi, en son statut de commanditaires et actionnaires apportant de capitaux n’ont pas de rôle dans la conduite des affaires. Cependant, il faut noter que Vincent Bolloré, le PDG de Vivendi est réputé d’être gourmand et n’investit que pour son intérêt économique et personnel. Les Guillemots sont terrorisés par leurs propres stratégies