Economie

Frais bancaires : le comparateur public, une avancée qui comporte des défauts

Thomas Laurenceau, de « 60 millions de consommateurs », apprécie la mise en place de ce nouvel outil. Mais il émet tout de même quelques réserves.

Le ministère de l’Economie lance à partir de ce lundi 1er février sur Internet son comparatif de tarifs bancaires. Disponible à tous et gratuitement, cet outil a pour but de faire en sorte que la concurrence soit exercée de façon transparente et que les usagers qui souhaitent changer d’établissement le fasse sans difficulté. « Tout ce qui est fait pour la grande transparence est en quelque sorte une bonne nouvelle pour le consommateur », apprécie Thomas Laurenceau, de 60 millions de consommateurs. « Mais cette évolution comporte tout de même des limites », averti-il. « ce sont les principaux tarifs qui sont comparés pas tous les tarifs. Sans se tromper, il est question des tarifs classiques déjà présentés par les banques à savoir le coût d’une carte bancaire, les frais de retrait, etc. », souligne le journaliste.

Rien n’est expliqué sur les taxes

« Cela ne dit pas tout, car plusieurs banques peuvent être très sages sur ces frais-là, et se servir de leur imagination pour en créer d’autres », s’attriste Thomas Laurenceau. A titre d’exemple si vous voulez amener à la hausse, le plafond de votre carte bleue pour la couverture de la caution d’une voiture de location ? Cela vous sera facturé à 36 euros au Crédit Agricole de Normandie, et même 60 euros à la Barclays. Pour créer un nouveau code confidentiel, cela coûtera jusqu’à 60 euros au CIC si la demande est faite en urgence. « Vous risquez d’être taxé peu importe ce que vous faites et même si vous ne faites rien », regrette le journaliste.

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Sophie
L'économie est ma passion comme le football l'est pour de (nombreux ?) hommes !