Le marché de l’immobilier en pleine reprise

Avec des taux d’intérêt réduits, un recul des prix de l’ordre de 5 % depuis 2012 et un progrès de la conjoncture économique le marché de l’immobilier a connu une multiplication du nombre des transactions en 2015.

L’ensemble des indicateurs concourant : l’année 2015 a été pointée par un accroissement d’activité sur le marché de l’immobilier, comme le montre l’économie française, qui elle aussi reprend progressivement. Les grands acteurs du secteur parlent tous d’une amélioration des volumes de ventes de logements. Ce mardi, les agences Laforêt ont dévoilé des chiffres qui indiquent que le nombre de transactions avait connu une hausse de 12 % dans leur réseau cette année, arguant «un nouvel élan». Lundi, Century 21 a qui annoncé une augmentation de 16,2 % du nombre de ventes, et le réseau Guy Hoquet de 11,5 %.

Ces aptitudes sont confirmées, mais de façon amoindrie, par des chiffres rendus publics début décembre par Notaires de France, dont les chiffres portent sur douze mois (du troisième trimestre 2014 au troisième trimestre 2015) enregistrent une évolution de 4 % des ventes réalisées dans l’Hexagone, soit 753 000 contrats. Un niveau d’activité clairement meilleur que les trois années antérieures (2012-2014), mais qui demeure en dessous des années blondes de l’immobilier (avant la crise financière de 2008), quand le nombre de transactions dépassait les 800 000.

Revers de la médaille

Autrefois, cette fièvre de l’immobilier s’était interprétée par une fumée des prix, avec des augmentations annuelles à deux chiffres. En une quinzaine d’années, les prix de la pierre ont augmenté en moyenne nationale en France et presque multiplié par trois dans des villes comme Paris. Chassé du marché les ménages modestes et même de la classe moyenne.

Actuellement, si un acquéreur rembourse 1 000 euros par mois sur vingt ans, il pourra emprunter 175 500 euros avec un taux d’intérêt à 2,7 %, assurance comprise.

Icade: vers une structure d’actionnariat simplifiée.

La Caisse des Dépôts et Groupama signalent envisager une réduction de la composition de détention de leur participation dans Icade comme actionnaires phare…

La Caisse des Dépôts et Groupama indiquent vouloir une pacification de la structure de possession de leur collaboration dans Icade comme actionnaires phare de cette société foncière.

Cette simplification ressemblerait à une fusion-absorption de Holdco SIIC par Icade. Holdco SIIC, appartenant à 75,07% par la Caisse des Dépôts et à 24,93% par Groupama Gan Vie, dispose maintenant d’une participation évaluée à 52% du capital d’Icade.

Après l’opération, la Caisse des Dépôts et Groupama vont devenir des actionnaires directs d’Icade, la Caisse des Dépôts disposant d’environ 39% du capital d’Icade et Groupama en possédant environ 13%. Cette opération n’aurait aucun impact sur l’activité d’Icade, sa santé financière et son cadre juridique.

Cette transaction, qui respecte certaines conditions suspensives, sera soumise au conseil d’administration d’Icade et au vote des actionnaires d’Icade qui vont se prononcer sur les comptes de l’exercice terminé le 31 décembre 2015.

Elle serait suivie de la conclusion d’un nouveau traité d’actionnaires entre la Caisse des Dépôts et Groupama, travaillant ensemble, arrangeant leurs relations comme actionnaires d’Icade. Les conventions de ce nouveau pacte d’actionnaires reposeraient principalement sur la constitution des organes de gouvernance de la foncière.