Immobilier

L’immobilier de luxe français a épuré ses excès, d’après les professionnels

L’immobilier de luxe français a nettoyé ses excès en 2015, d’après les dires des professionnels de ce secteur important, remarquant que certains prix augmentés par la surenchère de clients russes ou moyen-orientaux, ont été sectionnés en deux ou trois depuis 2007.

Le réseau immobilier Barnes a céder l’an passé 2,2 milliards d’euros de maisons en France, Suisse et Monaco, avec 1,4 milliard d’euros dans l’Hexagone d’après les chiffres dévoilés jeudi.

Quant au réseau Sotheby’s il a présenté jeudi un taux de ventes fixe, de 537 millions d’euros en France, mais en élévation de 155% au dernier trimestre, sur un an.

« Depuis la rentrée 2015, nous avons pu remarquer un retour au calme sur le marché haut de gamme », a écrit Alexander Kraft, le PDG de Sotheby’s International Realty France et Monaco.

Prix adaptés aux conditions du marché

« Les échanges ont toujours lieu pourvu que les prix demeurent rationalistes et coïncident avec la nouvelle situation du marché », déclare t-il. De ce fait, les acheteurs ont un large choix » alors que les vendeurs, doivent se afficher plus de souplesse dans leurs discussions de prix ».

Barnes d’ajouter: « la reprise découle d’un rajustement des prix à la baisse », particulièrement dans des « lieux de vacance franco-français » comme la Corse, du Pyla et de l’île de Ré, les stations balnéaires de Biarritz, et les stations de sport d’hiver tels que Val d’Isère et Méribel.

Les prix redécollent

Après avoir enregistré une baisse d’environ 35% entre 2007 et 2014 dans ces villes, les prix ont cependant redécollé de 10 à 15% depuis début 2015, d’après Barnes.

Il en est de même dans des destinations préférées par la clientèle internationale comme Saint-Tropez, Mégève ou Courchevel, où le marché repart parce que « les propriétaires ont compris qu’ils n’avaient plus la possibilité de vendre à n’importe quel prix », d’après Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes, s’expliquant lors d’une conférence de presse.

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Sophie
L'économie est ma passion comme le football l'est pour de (nombreux ?) hommes !