Maduro dans le viseur du Parlement décidé à le destituer

A la tête d’un pays en crise depuis plusieurs mois, Nicolas Maduro est de plus en plus critiqué au point où le Parlement majoritairement géré par l’opposition de centre droit a procédé à un vote portant sur l’ouverture d’un procès pour le destituer. Le président socialiste est accusé de coup d’Etat qui entraine le pays dans une crise sans précédent.

Les députés ont voté « l’ouverture d’une procédure à l’encontre de Nicolas Maduro» pour regarder de plus près «sa responsabilité au vue de la loi par rapport à sa politique et les délits relatifs au devoir qui lui revient», indique la résolution.

En conséquence, Le Parlement et le Tribunal suprême de justice (TSJ) ont indiqué que le chef de l’Etat a enfreint les règles et l’ont invité à se présenter mardi prochain afin de faire face à un vote du peuple.

Mais l’organisation de ce vote est floue, car le TSJ a gelé l’ensemble des projets de loi du Parlement depuis son entrée en opposition, ce qui vient mettre fin aux 17 ans de règne de l’ère Chavez.

Alors que le TSJ fustige de son côté la violation de la loi par le Parlement qui a rétabli trois élus de l’opposition qui avaient vu leur élection arrêtée pour avoir triché a aussi donné la possibilité au Président à passer outre le Parlement pour la validation du budget 2017 par décret.

Il faut souligner qu’il n’existe aucunement dans les textes de la constitution une loi consistant à ouvrir un procès en destitution du chef de l’Etat. Par contre, la procédure pour désobéissances de Président existe bel et bien dans la constitution comme l’indiquent les membres du TSJ.

Ce dernier est revenu mardi au Venezuela après avoir séjourné au Moyen Orient, pendant que plusieurs de ses sympathisants étaient descendus dans les rues de la capitale Caracas. De son côté l’opposition préparait aussi sa grande marche.

Lors de sa tournée, Nicolas Maduro avait fait une halte lundi à Rome où il a rencontré le pape François, pendant qu’un membre du Vatican avait été dépêché au Venezuela pour discuter avec des responsables de l’opposition et du gouvernement pour essayer de dénouer le problème.

Donald Trump, désormais isolé, le Parti républicain en crise

Divisé sur le candidat Trump, le parti républicain traverse une crise sans précédent. Convaincu que l’homme d’affaires pourrait occasionner au parti une perte de sièges au congrès, plusieurs cadres républicain ont décidé de ne plus le soutenir. Face à cette difficulté, Donald Trump a promis qu’il ne fera pas dans la demi-mesure.

La campagne présidentielle américaine pourrait se terminer de façon spectaculaire entre les deux candidats : Hillary Clinton et Donald Trump. Mais elle pourra aussi avoir une fin regrettable entre le milliardaire et les membres du parti républicain qui l’ont lâché alors que nous sommes à quelques semaines seulement du scrutin.

Après la publication d’une vidéo datant de 2005 montrant, Donald Trump tenir des propos vils contre les femmes, plusieurs cadre du parti l’ont abandonné. Et il n’en ait pas fallu plus de temps pour que la situation s’aggrave quand, le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan a déclaré au cours d’une conférence téléphonique avec d’autres cadres du parti qui n’allait plus prendre le parti de Donald Trump et n’allait plus faire campagne pour lui. Considéré comme le plus haut gradé du parti républicain, Paul Ryan n’a toutefois pas annoncé qu’il arrêtait de soutenir le milliardaire.

Cependant, Politico explique qu’il risque de le faire avant la date fatidique du 8 novembre. Une défection que Donald Trump a eu du mal à accepté au point de le qualifier de «  leader très faible, dérisoire ». S’exprimant mardi à travers Twitter, l’homme d’affaires a jugé qu’il n’était pas facile d’avancer quand vous perdez des soutiens importants comme ceux de Paul Ryan et autres ». Il a aussi attaqué, John McCain, sénateur de l’Arizona qui a aussi annoncé ce week-end qu’il ne le soutiendrait plus. « John McCain m’avait supplié de lui apporter mon soutien lors de ses primaires, qu’il avait remporté après que je lui ai apporté mon soutien, ensuite, il me laisse à cause de remarques de vestiaire » s’est t-il exclamé.

Une période trouble

Donald Trump se retrouve de plus en seul et il est largué dans les sondages par son adversaire démocrate. Face à cette situation, il considère qu’il n’a plus rien à perdre et a promis qui rendra « coup pour coup ».

Dans le Budget 2017 de l’État l’accent est donné à l’emploi, l’éducation et la sécurité

Le gouvernement a publié mercredi le projet de budget qui prévoit une augmentation des dépenses de l’État et du personnel surtout dans ces ministères.

Cependant, l’ensemble des ministères ne subiront pas le même sort en 2017 à cause des prérogatives du gouvernement.

Dans le projet de budget pour 2017, dévoilé par le gouvernement cette semaine il est prévu que les dépenses de l’État augmentent et une hausse du personnel dans la fonction publique d’État. Des recrutements sont prévus dans l’éducation, l’emploi et la sécurité.

Les ministères avantagés

Le gouvernement va allouer plus de 7 milliards aux secteurs prioritaires en 2017 ce qui fait que les dépenses de l’État sont portées à 381,7 milliards d’euros, alors qu’au départ elles étaient fixées à 374,3 milliards l’an passé.

Cette hausse du budget sera dédiée au secteur de l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur, qui verront leur budget augmenter de trois milliards d’euros. Elle permettra donc de créer environ 11.700 postes dans l’Éducation nationale et 950 emplois dans les universités.

Quant au ministère du Travail il bénéficie aussi d’un budget dédié à l’emploi, qui jouirait d’une hausse de deux milliards d’euros, en vue de financer le plan annoncé par François Hollande qui prévoit surtout le prolongement de la prime à l’embauche dans les petites et moyennes entreprises jusqu’en fin 2017. Une initiative saluée par Myriam El Khomri dans un communiqué le qualifiant de budget «de combat, dédié à l’emploi».

D’autres ministères comme celui de la Défense ont vu leurs budgets augmentés. Le budget dédié aux interventions de police, de défense et de justice va connaître une hausse de deux milliards d’euros faisant partie des mesures concernant la sécurité adoptées après les attentats avec surtout une augmentation d’environ 300 millions d’euros alloués à la Justice et de 600 millions dédiés à la Défense. Ces nouveaux budgets seront accompagnés par des effectifs supplémentaires (2100 postes pour la Justice,2286 postes à la police et la gendarmerie et 464 postes) pour le ministère de l’Intérieur.

Quant au ministère de la Culture, il obtient une hausse de 5,5% dans son budget.

Celui de la communication aussi établi à 10 milliards d’euros. Une façon pour le Chef de l’État de renforcer les valeurs républicaines et de lutter contre le repli sur soi à travers des formations et des communications.

Par ailleurs, pour le ministère des Outre-mer, le budget n’a pas été vraiment modifié, mais il a légèrement augmenté à plus de deux milliards d’euros», en vue de soutenir l’emploi, le logement social et les entreprises. L’enveloppe de ce ministère s’établira à 2,032 milliards d’euros, alors qu’actuellement il est de 2,016 milliards.

Primaire : Fillon et Mariton font appel à la Haute Autorité sur le cas Sarkozy

Candidats à la primaire des Républicains, pour la présidentielle de 2017, les élus de Paris et de la Drôme accusent Nicolas Sarkozy de se comporter en même temps comme un président et un candidat.

Les animosités s’aggravent

Pour la primaire des Républicains, 12 candidats ont annoncé leurs candidatures pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy est d’ailleurs très en avance sur ce sujet. Cependant l’ex chef de l’État qui est également le président du Parti Les Républicains est critiqué par ses rivaux de se servir de sa position dominante pour entamé une campagne alors qu’il ne s’est pas encore déclaré candidat.

C’est pour cette raison que les candidats et respectivement députés de Paris et de la Drôme, François Fillon et Hervé Mariton, ont surtout pris la décision de manifesté leur désarroi.

En fait, le Figaro révélait la semaine passée que le député LR de Haute-Savoie, Bernard Accoyer, a saisi mardi la Haute Autorité au nom de François Fillon. L’autre élu LR de la Manche, Philippe Gosselin, a également enclenché une procédure avec Hervé Mariton. Alors qu’ils ont été approchés par les deux hommes, le reste des candidats à la primaire et leurs proches ont préféré refusé l’offre indiquant qu’il s’agit de procédé incompris par l’entourage des demandeurs.

Juppé attaque, Solère ajourne

Lors d’un entretien accordé au Figaro, l’ex président de l’Assemblée nationale, a expliqué les raisons qui l’ont poussé à lancé cet action. « Pour nous les primaires doivent être faites de façon claire afin que personne ne contredise les résultats ».

USA: Trump dénonce un truquage après avoir perdu

Donald Trump, a évoqué un système de truquage après avoir perdu dans le Colorado, face à Ted Cruz qui a gagné la majorité des délégués dans un système de vote assez difficile.

Ted Cruz, également sénateur a obtenu 34 délégués lors d’un système difficile, composé d’une convention organisée samedi passant outre, l’avis des électeurs, et plusieurs votes par comtés.

« Je viens d’arriver dans le système et j’ai gagné les voix de plusieurs électeurs, mais j’avoue que le système est truqué. C’est de la filouterie », a lancé Donald Trump s’exprimant sur Fox News.

Le système de vote du Colorado joue un rôle important dans le parti républicain quand il faut désigner des délégués et est différent des élections primaires ou des caucus, où les électeurs ont le droit de désigner leur candidat et où les délégués sont classés de façon proportionnelle.

Le favori aux primaires électorales, a indiqué que les représentants de Ted Cruz se sont rendus en Caroline du Sud pour essayer d’avoir des délégués et les amener à désigner Cruz lors d’une convention complexe en juillet.

Le milliardaire se plaint constamment des tractations utilisées par le part républicain pour l’empêcher d’arriver à l’investiture en prenant la part de Cruz.

D’autre part, Paul Manafort le responsable des conventions de Donald Trump, a indiqué dimanche que Cruz se sert de méthodes de la Gestapo ».

Son nouveau responsable des conventions Paul Manafort a accusé dimanche Cruz d’utiliser des « tactiques de la Gestapo ».

Le Colorado constitue, la quatrième victoire successive de Ted Cruz, face à Donald Trump, qui demeure tout de même le premier dans la course à l’investiture républicaine, engrangeant 746 délégués alors que Cruz en a 538 sur les 1.237 indispensables pour pouvoir être investi.

Brésil : Petit à petit vers la destitution de Dilma Rousseff

Dilma Roussef, la présidente du Brésil se retrouve dos au mur, depuis qu’une commission parlementaire conseille sa destitution. Celle-ci a été accusée pour avoir masqué les comptes publics pour se faire réélire.

En mauvaise passe, la Présidente du Brésil risque de voir son avenir présidentiel s’écourter. Une commission parlementaire a demandé lundi qu’elle soit destituée.

Cette décision ne surprend guère, mais les choses deviennent de plus en compliquées vu que l’assemblée plénière des députés va bientôt se prononcer lors d’un vote. La commission spéciale composée de 65 députés formée pour se prononcer sur le sort de la dirigeante a validé majoritairement un rapport qui recommande aux députés de valider la poursuite du processus visant la destitution au Sénat qui devra décider.

Après une séance animée, durant 11 heures, sans oublier les offenses et outrages, les 38 élus de cette commission se sont prononcés « pour » la poursuite du processus de destitution, alors que 27 députés ont voté contre.

Dans la salle certains députés de gauche criaient « Putschistes ! » à l’endroit les députés de l’opposition qui rétorquaient par « Dehors Dilma ! ». Certains se moquaient de l’ancien président luiz Inácio Lula da Silva avec des gonflables déguisés en tenue à rayures de prisonnier, lui-même suspecté de corruption dans l’affaire de Petrobras. « J’ai du mal à voir qu’il existe des putschistes tenter de destituer une présidente qui a été élue de façon démocratique », a asséné Lula.

« Panama papers » : les politiques britanniques publient leurs déclarations de revenus

Les officiels britanniques font désormais dans les grandes révélations suites au scandale des Panama Papers. Après que le Premier ministre ait révélé avoir détenu un fonds dans un paradis fiscal, et vendu ceux-ci avant d’occuper le poste de chef du gouvernement c’est autour de son ministre des finances, George Osborne, qui, a rendu publique sa déclaration fiscale pour l’exercice 2014-2015. Faisant face à une pression, il fait comme son Premier ministre, David Cameron, qui avait fait ses déclarations d’impôts sur six ans.

Celui fut obligé de faire ces révélations à cause des pressions portant sur la révélation du nom de son père dans le scandale des Panama papers. Il fallait en fait montrer qu’il n’a jamais voulu fuir le fisc après avoir reconnu jeudi 7 avril qu’il était propriétaire de parts dans la société offshore de son père installée aux Bahamas.

Mais cette annonce tardive a provoqué une avalanche de révélations venant de la presse comme le don de 200 000 livre fait par la mère du chef de gouvernement en 2011 après le décès de son mari.

Affirmations « très offensantes et entièrement inexactes »

S’exprimant face à la Chambre des communes, M. Cameron a indiqué que ces accusations relatives aux montages financiers de son père étaient « très offensantes et complètement fausses ». Il a indiqué aux parlementaires que son père avait créé une société offshore afin d’investir et pas pour échapper aux impôts.

Il a affirmé aux parlementaires que son père avait monté une compagnie offshore pour investir, et « pas pour fuir l’impôt ».

Italie : Matteo Renzi parie sur le « mariage pour tous »

Le chef du gouvernement a pris la décision de porter ce projet de loi auquel il s’était opposé avant.

Ce samedi, plusieurs italiens ont protesté, contre le projet d’union civile pour les couples homosexuels. Un projet qui est porté par Matteo Renzi, le chef du gouvernement centre-gauche.

Toutefois, en 2007, alors qu’il n’était encore que maire de Florence il se battait contre l’union civile. Catholique pratiquant il a retourné sa veste. Il l’avait même déclaré lors de son discours d’investiture. De plus, son pays est sous pression. « L’Italie est le dernier pays qui n’a pas établi un contrat pour les homosexuels. Elle a d’ailleurs été recadrée durement l’été passé par la Cour européenne des droits de l’Homme. Et Matteo Renzi, qui est un réaliste, se dit qu’il doit faire l’union civile », a déclaré François Beaudonnet, correspondant de France 3 à Rome.

Les sondages propices

Pourtant, Matteo Renzi ne risque pas gros pour sa carrière politique. Il ne défend pas en personne le texte en discussion au Parlement et les sondages sont en sa faveur. « 65% des Italiens pensent qu’il faut faire cette union civile. Bien qu’ils sont farouchement opposés à l’adoption. Ils sont cependant d’accord avec l’union civile », finit François Beaudonnet.

L’UE trouve un accord sur la répartition des réfugiés

refugiesLes pays membres de l’UE ont trouvé un accord ce mardi pour la répartition des 120 000 réfugiés, mais cet accord a entrainé quelques ruptures avec plusieurs pays de l’Est défavorables à ce dispositif de fraternité entre européens pour lutter contre la crise migratoire à laquelle, les pays de l’UE font face.

Les retombées de cet accord soulagent les chefs d’Etat et de gouvernement qui vont se rencontrer ce mercredi soir en sommet à Bruxelles pour adopter d’autres mesures surtout celles urgentes, pour contenir la coulée des demandeurs d’asile.

« Nous avons réussi à tomber d’accord », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg Jean Asselborn, artisan des négociations, tout en déplorant de n’être pas arrivé à un consentement.

Un accord suivi d’une déchirure

Même si la « relocalisation » de 120.000 réfugiés a été adoptée par une grande majorité des ministres de l’Intérieur assemblés à Bruxelles, après trois heures de négociations, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque n’ont pas changé de position en affichant un refus affirmatif.

Et le ministre tchèque de l’Intérieur Milan Chovanec de déclarer sur Twitter « Le bon sens a perdu aujourd’hui.

De nombreux Etats en commençant par la France, auraient choisi de ne pas passer par un vote, avantageant le consentement. Mais, même s’ils ont réussi à persuader la Pologne de les suivre dans leur initiative, leurs efforts sont demeurés dérisoires devant les quatre pays indociles à toute idée de contingents pénibles.