Economie

Ubisoft est terrorisé par ses propres stratégies

Déjà en 2004, Ubisoft, la société française d’édition de jeu a subi la terreur en cédant 20% de son capital à Electronic Arts qui devenait le premier actionnaire. Par la suite, la Famille Guillemot, fondatrice et propriétaire d’Ubisoft était menacée par une éventuelle OPA hostile d’Electronic Arts. Heureusement, l’américain a désisté en lui revendant 15% de ses parts. N’ayant pas retenu la leçon, Ubisoft a cédé tout récemment une part de son capital à Vivendi.

Les perspectives de Vivendi par rapport à Ubisoft

téléchargement (3)Pas plus tard que ce mois d’octobre dernier, Vincent Bolloré, PDG de Vivendi, une multinationale française spécialisée dans la communication et le divertissement, a fait son entrée dans le capital d’Ubisoft. Pour ce faire, il a acquis 6,6% du capital pour 140 millions d’Euros.

Dans son projet, Vincent Bolloré veut devenir premier actionnaire d’Ubisoft. En mettant la pression sur la Famille Guillemot, il a annoncé dans un communiqué qu’il viendra bientôt augmenter sa participation lui permettant d’être représenté au conseil d’administration d’Ubisoft.

Dans un autre communiqué, la multinationale française Vivendi d’indiquer qu’elle prévoit de continuer à investir dans Ubisoft en fonction des conditions de marché et que le projet de prise de contrôle d’Ubisoft et Gameloft va se concrétiser, probablement dans les six mois qui viennent.

A noter que juste l’augmentation de sa participation à 10,39% permet à Viventi de prendre le contrôle.

Le système de défenses proposé à Ubisoft

Malgré les erreurs de stratégie répétitives, Ubisoft déclare toujours de vouloir rester un groupe indépendant. Pour se protéger, il a intérêt à adopter un statut de commandite par actions ayant une structure juridique anti-OPA (Offre publique d’Achat). A ce titre, la Famille Guillemot pourrait garder la gestion des affaires d’Ubisoft quel que soit le volume de capital gardé en son pouvoir. Elle joue le rôle de commandités et demeure responsable des dettes sur ses biens propres. Vivendi, en son statut de commanditaires et actionnaires apportant de capitaux n’ont pas de rôle dans la conduite des affaires. Cependant, il faut noter que Vincent Bolloré, le PDG de Vivendi est réputé d’être gourmand et n’investit que pour son intérêt économique et personnel. Les Guillemots sont terrorisés par leurs propres stratégies

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Magalie
Passionnée de Finance et des marchés financiers